02.11.2017
Surf trip en Écosse avec les Lost in the Swell

 

Surf trip en Écosse : récit et photos de cette aventure dans le froid 

Il est 22h quand nous arrivons à l’aéroport d’Inverness, en Écosse. Nous sommes heureux d’arriver. L’ouragan Ophélia vient de balayer les côtes ouest de l’Irlande faisant de nombreux dégâts sur son passage. Nous sommes lundi soir et l’ouragan devrait frapper les côtes écossaises le mardi. Calum vient nous chercher avec sa femme à l’aéroport. Fier de porter un nom gaélique et originaire de la ville de Stornoway sur l’île de Lewis, Calum vit avec sa femme à l’ouest d’Inverness. Ils sont venus à deux voitures pour prendre tout notre matériel : planches de surf, matériel photo et vidéo, valises pleines à craquer de la nouvelle collection O’Seas Oxbow. Ils nous amènent chez eux pour nous louer leur camping-car. Ce sera notre moyen de locomotion pour explorer les côtes en toute liberté à la recherche de vagues et de paysages sauvages.

 

Après un temps d’adaptation à la conduite à gauche nous prenons la direction d’Ullapool. Petite ville portuaire de 1 300 âmes, Ullapool est surtout connu pour son ferry qui navigue vers les îles Hébrides. Nous arrivons au port à 2h du matin et nous apprenons qu’aucun ferry n’est parti de la journée à cause de l’ouragan Ophélia. En revanche un départ est prévu à 3h30. Une rapide sieste et nous nous levons pour acheter nos billets. Finalement il est repoussé à 4h30. Nouvel échec et réveil inutile, le départ sera finalement donné à 6h. La traversée est à l’image du trip : hostile. La mer est démontée, et les creux font plus de cinq mètres. Après 2h30 de traversée chaotique nous arrivons enfin sur l’île de nos espoirs. Nous avons rendez-vous avec François, un surfeur français et ami d’Ewen, Ronan et Aurèl.  Il est installé ici depuis plus d’un an avec sa copine, Kirsty,  qui est écossaise. François nous présente à des locaux et nous explorons les spots de la région. Après plusieurs tentatives nous choisissons un reef break. Une belle droite qui casse sur une dalle de rochers. Le temps est gris, il pleut, il fait froid et il y a beaucoup de vent. Nous trouvons ce premier jour ce que nous sommes venus chercher : un surf dans des conditions engagées. 

 
surf trip écosse
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surf trip écosse

 

surf trip écosse
 
surf trip écosse


Le lendemain matin nous nous réveillons sur un autre spot. Nous  voyons l’Écosse sous le soleil et les rayons donnent une couleur incroyable aux paysages. Le swell étant trop petit, nous décidons d’aller explorer les environs, de pêcher et de faire des images avec le drone. Les nombreux moutons sauvages font le bonheur d'Aurèl qui se voit déjà comme berger pour passer ses vieux jours... L’après-midi nous bougeons à l’ouest et après une petite session nous passons la soirée avec des locaux, dont Mike, un photographe et caméraman écossais. Le lendemain matin Aurèl fait la connaissance d’une vache écossaise venue paître juste en face du spot. L’échange de regard tourne à la faveur du mammifère à cornes qui fait vite comprendre à Aurèl qu’il est sur son home spot. Notre surfeur a probablement couru ce 100m plus vite qu’Usain Bolt…


Nous nous apercevons que les prévisions changent sans arrêt d’un jour à l’autre. Le vent tourne très souvent. Les locaux nous le confirment, en Écosse il faut savoir changer ses plans et ne pas hésiter à faire de la route pour trouver le bon reef break ou le bon banc de sable. Une houle de sud-ouest frappe l’île et nous nous dirigeons vers le sud pour  augmenter nos chances de sessions. Nous arrivons en haut d’une falaise, personne à l’horizon, la marée est bonne, une belle droite déroule dans un décor grandiose. Aurèl et Ewen vont surfer seuls pendant 3h. Hold-up parfait.  Le soir nous nous restaurons dans un pub typique où nous reprenons des forces avec un bon fish and chips.

 
surf trip écosse
 
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Veste Stirlinga Rouge

 

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Veste Stirlinga Rouge

 

Si l’automne donne de belles couleurs aux paysages de l’île, le vent est très froid. Même si les trois Lost in the Swell sont habitués aux conditions rudes de la Bretagne l’hiver, le vent est glacial et il souffle à travers le camping-car. À l’eau la combinaison 5/4, les gants, chaussons et cagoules sont indispensables. Sur terre nous sommes équipés de parkas et autres gros manteaux de la dernière collection automne hiver O’SEAS. Pas une seule douche chaude en neuf jours de trip. Pas une seule douche tout court d'ailleurs, puisque la salle de bain du camping-car ressemble plus à un garage qu'à une chambre d'hôtel du Ritz... Mais ce temps froid et cette ambiance hivernale apportent aussi leur lot de belles surprises. Nous avons la chance d’observer une aurore boréale, que Ronan arrive à capturer. L’expédition dans le froid démultiplie aussi la satisfaction que nous avons de surfer de nouveaux spots. Si les vagues ne sont pas à la hauteur de ce que nous espérions, le cadre de chaque spot est quant à lui magnifique. Les locaux sont peu nombreux et  heureux d’accueillir de nouveaux visages à l’accent bien français.

 
surf trip écosse
 
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surf trip écosse
 
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Le trip touche bientôt à sa fin et après analyse des cartes météo les prévisions ne s’annoncent pas géniales sur l’île. Nous décidons de regagner la « main land » avec le ferry pour aller surfer les vagues creuses et les slabs du nord de l’Ecosse. Après 2h30 de ferry et 3h de route nous arrivons enfin sur les spots au nord du pays. Nous dormons face au spot, à l’entrée d’un champ. Nous sommes réveillés à 7h par un surfeur local qui souhaite sortir du champ. Il a aussi passé la nuit-là et son départ n’envisage rien de bon. Après un rapide coup d’œil le spot est effectivement flat. Nous commençons alors notre expédition pour trouver la meilleure vague de la région. Nous trouverons finalement un petit slab qu’Ewen et Nono partagent avec deux surfeurs locaux. Entre deux séries ils nous parlent d’une gauche et d’une droite plus à l’ouest. Apparemment la gauche est creuse et casse sur une dalle. Elle s’enroule parfaitement quand la marée est bonne et la houle dans la bonne direction. Il s’agit du spot où nous avons passé la première nuit. Nous décidons d’y poser à nouveau le campement pour y surfer aux premières lueurs du jour. Normalement nous aurons la meilleure houle du trip pour notre dernier jour.


Le réveil sonne à 5h45. Pas évident après la dégustation de whisky de la veille.  Après un solide petit dèj, il fait encore nuit quand Ewen et Aurèl se mettent  à l’eau. La gauche s’est effectivement réveillée dans la nuit. Elle est creuse, rapide et casse sur une dalle dans 20cm d’eau pour finir complètement à sec. Cela semble insurfable. Pourtant, un local nous dit que c’est possible. Il nous explique brièvement comment la vague fonctionne et Ewen et Aurèl se jettent à l’eau. S’en suivra une session musclée où chaque wipe-out coûte cher. A l’entrée du spot plusieurs surfeurs locaux défilent mais ne se mettent pas à l’eau. Après avoir voyagé dans le monde entier, de l’Indonésie au Gabon (leur dernier trip) en passant par les îles Salomon, les deux aventuriers ont reconnu que cette vague en Écosse était « la vague la plus hardcore » qu’ils n'aient jamais surfé !

   

 

surf trip écosse
 
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surf trip écosse

 

Ce surf trip en Écosse se termine et nous n’avons pas réussi à surfer les grosses vagues de la région. L’ouragan Ophélia en remontant de la Bretagne à l’Écosse a malheureusement repoussé toutes les houles de nord/nord-ouest qui font habituellement les sessions mythiques du pays. Mais nous rentrons en France avec des images plein la tête et les cartes mémoires. Malgré le froid l’Écosse est un pays chaleureux, où nous avons été très bien accueillis par la communauté de surfeurs locaux. Les paysages sont sauvages, authentiques et rouler dans ces grands espaces invite à l’exploration. Nous y reviendrons un jour, c’est sûr...

 

Le film du trip sera bientôt disponible. Pour être sûr de ne pas le manquer suivez-nous sur Facebook, Instagram et Youtube. Crédit photos Ronan Gladu.

 

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