Jean  Penninck
Jean Penninck
shaper & réalisateur
Disciplines : shaper & réalisateur
l'improvisation au cœur de la création 

Jean Penninck a toujours laissé l’improvisation guider sa vie, ses projets artistiques et son surf. Grâce à une enfance passée sans port d’attache, aux quatre coins de la France, il écoute les opportunités et se nourrit des rencontres pour trouver son chemin. Passionné par la photographie et le cinéma, il arrive dans le pays basque pour réaliser un stage dans une boite de production. Séduit par ses vagues, sa nature et sa culture, « cette région identitaire est devenue ma terre d’adoption depuis 15 ans ».

 

Jean documente pendant plusieurs années la culture de la glisse en réalisant des émissions diffusées sur des chaînes comme MCM, Game One ou encore NRJ12. Il finira par créer sa propre boite de prod baptisée Smog Film.

 

Si pendant plus de 10 ans, Jean Penninck réalise des films, comme les intemporels Mixtape et Almost blue, c’est une autre passion qui l’anime en parallèle. Celle de shaper des planches de surf. D’abord pour les copains puis dans un squat d’artistes. Lui et son ami Thibault shapent des planches au milieu des peintres. L’atelier est un véritable aquarium entouré de toiles et d’artistes qui vont inspirer Jean dans la création de ses planches. Il y découvre aussi le plaisir de partager son artisanat et les traditions qui l’entourent. Ils lancent l’association Blank Surf Shack pour apprendre aux clients à shaper leurs propres planches. 

  


Benoit Maynadier
Un concept alors nouveau en France, que ces pionniers voient comme une façon de faire perdurer la culture surf et son héritage.
Benoit Maynadier

Skip Frye, Donald Takayama, Marc Andreini, Greg Liddle… Jean Penninck s’inspire de légendes du shape et de leurs designs qu’il réinterprète à sa façon. « C’est au tour de notre génération de conserver les traditions de la culture surf tout en créant nos propres planches.  Le surf, c’est de l’artisanat d’art, basé sur des techniques ancestrales ». Jean travaille des modèles de planches classiques et y ajoute sa touche personnelle. « C’est comme dans le blues. Tu as quelques notes de base, et tu improvises pour créer ton propre morceau. Parfois tu te perds avant de retrouver le chemin. C’est un processus où tu essaies, tu regardes, tu écoutes les autres pour adapter ta musique ». Une vision qu’il conserve dans l’art de shaper. « J’ai beaucoup échangé avec Clovis Donizetti, Giacomo Perez ou Simon Routa pour faire évoluer mon travail de shaper ». Ces surfeurs partagent tous cette même vision de la glisse pure prônée par leurs ainés des années 60 et 70.

 

Que ce soit la photo, la vidéo, la musique, le surf ou le shape, l’important c’est qu’il y ait « de l’esprit et du cœur » dans ses créations. Une attitude qui rappelle l’expression de Picasso « Dans chaque enfant il y a un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste en grandissant ». Pas de doute que Jean, qui a grandi en écrivant son prénom « Naje » à cause de dyslexie, gardera son âme d’artiste au travers de « Naje Surfboards »...