Giacomo Perez
Giacomo Perez
Surf • Natation
Disciplines : Surf • Natation Spots préférés : La Côte Basque
Passé chloré, présent salé

« J’ai plus nagé que marché entre mes 17 et 26 ans ». Giacomo Perez Dortona fait partie du cercle très fermé des hommes qui, à un moment de leur vie, ont passé plus de temps dans l’eau que sur terre. Entre les bassins chlorés des jeux olympiques et les eaux salées de la côte basque, Giacomo a toujours écouté le bruit de l’eau influencer ses choix de vie.   

 

Né dans le Var à La Seyne-sur-mer, Giacomo a grandi sur les plages de Sanary-sur-mer et sa région. Petit, il passe son temps dans les eaux bleues de la Méditerranée. Ses parents l’inscrivent alors à la natation. À l’âge de 17 ans, préférant les gradins chlorés aux bancs de l’école, il décide de quitter sa famille pour intégrer le prestigieux Cercle des Nageurs de Marseille. Au cœur de la cité phocéenne, Giacomo s’immerge dans une nouvelle famille. Tous les jours, il partage les bassins avec ses nouveaux frères d’eaux que sont Camille Lacourt et Florent Manaudou. Ensemble, poussés par leur manager Romain Barnier, ils vont repousser leurs limites pour atteindre le plus haut niveau ; Championnats de France et d’Europe mais aussi Championnats du Monde et Jeux Olympiques de Londres en 2012.

 

Consécration ultime pour tous les athlètes professionnels, les JO resteront un des souvenirs les plus marquants pour Giacomo. Si l’homme rate la demi-finale du 100m brasse à un centième, cette année 2012 voit l’équipe de France de natation récolter une moisson de médailles sous les yeux de la reine Elisabeth. L’année suivante, en 2013, Giacomo devient Champion du Monde en relais 4 nages avec l’équipe de France. La récompense pour toutes ces heures passées à compter les carreaux. Le prochain objectif s’écrira en jaune et vert avec les Jeux Olympiques de Rio. Malheureusement la qualification lui échappe de peu. Ce coup d’arrêt, mélangé à une vieille blessure au dos qu’il se traîne depuis Londres, éteint la flamme qui brûle en lui pour la natation. Après 9 ans passés à nager plus de 10km par jour, Giacomo a besoin de sortir la tête de l’eau.

 


Giacomo Perez
Transparent
“Ce que j'aime le plus, c'est la sensation de glisse.”
Giacomo Perez

La glisse. C’est l’élément fondamental de toutes ces années de natation. Ce plaisir simple de glisser au contact de l’eau. Giacomo souhaite continuer de vivre avec cette sensation. « J’avais des tontons surfeurs, et quand j’étais petit l’un d’entre eux m’a initié au surf à La Torche en Bretagne. J’ai aussi souvent surfé avec l’équipe de France de natation quand nous étions en déplacement à l’étranger ». L’océan sera son nouveau terrain de jeu. Il décide de déménager dans les Landes pour surfer tous les jours. Rapidement, il se tourne vers le longboard traditionnel où il retrouve cette sensation de glisse pure qu’il affectionne tant. Comme dans la danse, c'est tout un art qu'on exprime avec son corps, ses gestes et placements sur la planche. Avec une mère peintre et des oncles photographe et caméraman, Giacomo retrouve dans le surf l’univers artistique dans lequel il a été élevé. Il se plonge alors dans la culture surf, ses histoires, ses hommes et ses planches. Clovis Donizetti lui transmet une 9’9 Gato Heroi shapée par Robin Kegel, une trois lattes inspirée d’une planche de Phil Edwards. Son ami Jean Penninck lui shape aussi un single fin, une 7’0 qui lui permet d’explorer de nouvelles sensations de glisse et d’affiner son style. 

 

Aujourd’hui, Giacomo a adopté le style de vie d’un citadin connecté à l’océan. « Je ne pourrais pas vivre dans une ville loin de la mer ». L’homme a le goût de l’entreprenariat et souhaite ouvrir son propre café. Un futur qu’il s’imagine, aux grés des rencontres et des opportunités, dans les rues d’une ville où il suffira de descendre les escaliers pour profiter de l’eau salée…