05.09.2017
Surf trip en Espagne : la route des spots en combi VW

Partir en surf trip en Espagne à bord d'un vieux combi Volkswagen de 1970. L'aventure était tracée. Au-delà de chasser de nouvelles vagues, l'essence du surf trip est avant tout la découverte. La découverte de nouveaux paysages, des populations locales, de la gastronomie ou plus généralement du mode de vie. Le dépaysement est parfois plus proche qu'on ne le pense. Notre ambassadeur Clovis Donizetti accompagné du photographe Thomas Lodin ont arpenté la côte nord de l'Espagne, au gré des aléas moteur et météo, pour surfer des vagues aux couleurs du drapeau espagnol. Ils prennent la parole sur ce blog pour nous raconter cette aventure. 

 

Surf trip en Espagne : le récit de Clovis Donizetti et Thomas Lodin 

"L’été bat son plein sur la côte basque, ici comme partout ailleurs j’imagine. La tenue de deux festivals de longboard chez nos voisins espagnols semblent être l’excuse pour s’échapper de la foule quelques temps. Le combi VW Oxbow de 1970 sort à peine d’une révision complète du moteur. Il est là, prêt à partir. C’est l’occasion rêvée de sillonner les côtes de Cantabrie et des Asturies en s’imaginant (re)vivre les années 1960. C’est décidé, nous partons. 

Une fois la frontière passée tout change. Le sentiment d’évasion est là, l’impression d’être déjà si loin alors que nous sommes seulement dans la première heure de route. Un sentiment agréable. Le temps reste le même, exécrable pour un mois d'été. Les sommets des montagnes basques sont revêtus d’un épais manteau nuageux bien installé, nous déversant de l’eau sans retenue. Les chaînes de radio aux musiques douteuses et aux animateurs énervés auraient pu rajouter au folklore du voyage et nous réchauffer si le van avait été doté d’un poste… Sa faible isolation, le vacarme du moteur et les couinements des essuie-glaces jouent un trio assez désorganisé. Le charme des véhicules anciens. Malgré tout, notre enceinte portative permet à Clovis de travailler ses talents de DJ. Avec tout le goût qu’on lui connait évidemment !

Les péages disparaissent, les stations services s'espacent, cette enseigne emblématique, le taureau, trône au loin fièrement. Le VW a pris son rythme, 90km/h, pas plus. Il faut savoir s’adapter à son tempo pour en profiter pleinement. C’est ce que nous sommes venus trouver. Retrouver de bons amis, s’imprégner de leur mode de vie, goûter aux spécialités et bien entendu surfer de nouvelles vagues.

 
surf trip espagne
 
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Après trois nuits sous toile de tente avec vue sur scène rock et accessoirement sur mer durant le Motorbeach festival (où Clovis fut juge du longboard invitational), nous avons rendez-vous chez Marta sur les hauts de Gijón. Ville portuaire qui trône fièrement au milieu de la côte asturienne. C’est une amie de longue date de Clovis et qui après quelques minutes passées ensemble semble être mon amie depuis tout aussi longtemps. C’est avec une gentillesse sans pareille qu’elle nous laisse transformer son salon en campement pour les prochains jours. Le décalage horaire est palpable aux heures des repas. Notre estomac de français s’impatiente jusqu’à ce qu’il soit avidement contenté par de grandes portions de cachopo (la spécialité locale s’apparentant à une sorte de cordon bleu plus travaillé), de poulpes ou de chipirons accompagnés des traditionnelles patatas bravas !

Les jours sont longs. Nous essayons de démarrer tôt pour profiter au maximum d’un océan limpide et tout ici s’accorde. Les premiers rayons de soleil sont timides et tiennent quelque peu tenant en haleine mon esprit de photographe. Les soirées au contraire s’étirent et nous rentrons tard. Nous épuisons les derniers rayons du soleil, qui nous offre des spectacles incroyables.

 
surf trip espagne
 
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Une poignée d’entre nous, privilégiés, assistons à un des plus beaux dégradés de couleurs auquel il m'ait été donné d’assister. Une ambiance mystique dans un océan figé, entouré de montagnes et de falaises, où la houle parfaitement dessinée se lève sans bruit, soulevant une palette de couleurs impressionnistes à chaque nouvelle onde. Les derniers rayons jaunes du soleil, adoucis par de légers nuages, créent un pastel rose et bleu sur la scène, s’allumant ensuite en un rouge profond dans un dernier souffle, happé ensuite par le bleu profond de l’obscurité. Les vagues déroulent juste pour nous à notre grande surprise et malgré un courant certain, Clovis trouve des sections parfaites pour se percher sur le nose les ponctuant de turns bien aiguisés jusqu’à la fin du jour. 

 
surf trip espagne
 
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La météo constamment capricieuse se joue de nous. Les nuages surtout. Bien plus à l’ouest, le temps est plus frais même si le soleil est présent, le vent de nord ride chaque jour l’océan. Nous poussons donc un peu plus nos vagabondages. Nous nous éloignons des routes correctement déroulées vers cette campagne sauvage et vallonée surplombant l’océan dont on m’a tant parlé. Il suffit de parcourir seulement quelques kilomètres sinueux où Clovis attrape quelques suées pour ces premiers instants au volant du VW ! Le contraste des villes portuaires et balnéaires voisines de ces plages sauvages encerclées de hautes falaises intactes est troublant. Le cadre est si beau, autour un peu moins. Nous en faisons abstraction et continuons. Cela semble sans fin, et l’idée de la Galice se fraye un chemin.
Il est temps de remonter. Les jours semblent s’étirer à mesure de notre temps passé ici. Le VW est le témoin de ces 10 jours d’aventures, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les embruns ont petit à petit opacifié les vitres. C’est l’ultime tour de clé.   

 
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Surf trip Espagne. Crédit photos Thomas Lodin

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