07.03.2017
Lost in the Swell : le surf en eaux troubles
Voyages | Surf trip en Afrique de l'ouest

 

Nos trois ambassadeurs Ewen, Nono et Ronan du collectif Lost in the Swell ont parcouru les côtes d'Afrique centrale pour dénicher des vagues vierges. Ils ont tourné leur dernier film "Le Paradis Perdu" qui sortira en web épisodes à partir du 10 mars. Si vous n'avez pas la patience d'attendre et si vous souhaitez rencontrer les trois aventuriers, vous pouvez assister à une des huit avant-premières en France. En plus des éléphants, crocodiles et autres hippopotames, le Gabon est un pays qui compte une des espèces de requins les plus dangereuses au monde : le requin-bouledogue. Ils nous racontent comment ils ont appréhendé ce surf en eaux troubles.

 

Le surf en eaux troubles 

 

" Commençons par un peu de géographie. Lorsqu'on regarde le globe, la ligne équatoriale survolant le Gabon le définit comme un pays tropical. Bien évidemment, ce n'est pas la seule raison. Le climat tropical est très souvent caractérisé par une seule saison : chaude et humide, avec des taux de pluviométrie très impressionnant. L'année est généralement marquée par une courte période relativement sèche entre juin et septembre. C'est dans ce cycle que se font les rentrées de swell et que nous avons décidé de réaliser ce trip.

Il est évident que la température de l'eau est chaude : surf en boardshort pour tout le monde ! Alors, pourquoi avons-nous pris des combinaisons pour surfer dans ces eaux chaudes ? Non, nous ne sommes pas frileux, on surfe en Bretagne l'hiver ! Pourquoi avons-nous demandé à OXBOW de nous sortir des prototypes à rayures noires et blanches ? Cela aurait pu être une question de style, ces combinaisons ressemblant fortement au drapeau breton, surtout avec ces trois hermines sur le torse ! Sur les réseaux sociaux on nous a comparé aux Daltons dans Lucky Luke ou à des bagnards échappés de prison ! Alors effectivement, elles sont originales, et nous avons vraiment crevé de chaud.

 
vie sauvage
 
vie sauvage
 
vie sauvage
 

Ce type de combinaison zébrée est inspiré du serpent corail qui est un des serpents les plus venimeux au monde. Ce serpent est craint des espèces marines comme les requins, notamment à cause de ses rayures noires et blanches dissuasives et impressionnantes. À notre demande OXBOW a accepté de nous produire trois prototypes de combinaisons en nous précisant bien que n’ayant pas été testé, elles ne pouvaient être en aucun cas considérées comme des combinaisons anti-shark. Elles nous ont quand même offert un petit « réconfort mental » avant de nous aventurer dans ces eaux troubles.


Pour les connaisseurs de sharks, les requins tigres (présents au Gabon) et les requins blancs ont une très bonne vue, et une technique particulière pour chasser leurs proies. Les requins bouledogues, très présents au Gabon, contrairement à ses cousins, sont de vraies poubelles des mers. Ils ne voient rien et encore moins dans les eaux sombres de cette côte africaine. Ce qui n'a fait qu'augmenter la peur que nous avions d'aller à l'eau... Pour limiter les risques nous ne surfions ni au lever du jour ni à la tombée de la nuit. 

Nous avions aussi investi dans les SharkBanz, qui sont des bracelets qui émanent un champ électro-magnétique censé repousser les requins. Nous en avions un sur chaque bras et un sur chaque jambe ! Encore une fois, cette solution n'est pas parfaite, pour preuve ce jeune américain qui s'est fait mordre en Floride en janvier dernier alors qu'il était muni de ce bracelet. Apparement le requin s'habitue au champ de l'appareil et pour améliorer son efficacité il est préférable que plusieurs surfeurs à l'eau soient munis du SharkBanz. Là encore, ils nous ont néanmoins bien aidés psychologiquement et étaient comme notre deuxième "gri-gri" comme dirait Ewen.

 

Nous étions pleinement conscients des risques encourus à surfer dans ces eaux. En effet nous nous sommes longuement renseignés et documentés sur la faune locale. Nous avons même étudié des thèses sur le sujet. Après tout les requins font partie de la nature et du paysage de la vie sauvage au Gabon, et ne sont pas les seules espèces dangereuses. Nous avons rencontré des baleines en SUP et un éléphant nous a chargé ! Finalement, nous n'avons pas eu de problème et nous avons offert nos combinaisons à James et Damien de Libreville, tous deux surfeurs, et très bons pécheurs de gros ! Vous pourrez d'ailleurs voir cette combinaison spéciale en exposition lors de nos avant-premières. "

 

vie sauvage

  

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Écriture Aurèl Jacob. Photos Ronan Gladu.

Pour vous faire patienter jusqu'au 10 mars, nous partagerons chaque semaine sur notre compte Instagram et notre page Facebook des photos exclusives de leur aventure ! 

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