07.04.2017
Lost in the Swell : nos belles rencontres avec les Gabonais

 

Lost in the Swell, c'est l'aventure de trois surfeurs partis explorer les côtes d'Afrique de l'ouest pour dénicher des vagues vierges. Un trip hors du commun ponctué de belles rencontres avec la population locale. Aurèl, Ewen et Ronan nous racontent ces échanges enrichissants dans ce récit photos.

 

Rencontre avec notre éco-garde Anicet  

 

"Arrivés à Libreville, nous nous présentons à l'Agence Nationale des Parcs Nationaux, pour une explication globale de notre projet. Trois rendez-vous plus tard, nous trouvons un terrain d'entente. La condition sinéquanone est qu'au départ de notre aventure, nous devons être accompagnés par un éco-garde. Quelques signatures plus tard et un échange de poignets de mains, nous voilà en règle pour se diriger vers le sud, le début de notre aventure. Nous arrivons à Mayoumba et nous prenons rendez-vous avec l'antenne de l'ANPN, le bureau se situe vers le village des pêcheurs. Nous présentons ces papiers officiels pour notre exploration, et un éco-garde est désigné par le chef de poste. Anicet B se présente. Il est vêtu d'une tenue de camouflage, tout comme sa casquette-képi vissée sur la tête, et rangers aux pieds. Nous lui expliquons que nous voulons partir en exploration, commencer l'aventure au sud de Mayumba, et s'approcher de la frontière du Congo. Nous avons repéré un potentiel spot, et nous voulons jeter un coup d’œil, tout en sachant que c'est à trois jours de vélo. Le lendemain, nous partons en mission tous les quatre. 

 

 

Les jours défilent entre forêts, savanes et plages. Nous découvrons la fameuse gauche de « Bambi », et nous partageons avec lui nos repas, nos histoires, nos blagues, et Anicet notre éco-garde, devient petit à petit, un ami. D'ailleurs, comme il est de coutume en France, Aurèl lui trouve son petit surnom : « Ani » qui est un simple diminutif du prénom, mais qui a beaucoup de sens puisque Ani, est aussi le diminutif d' Anakin Skywalker, le futur Dark Vador dans Star Wars. Ça le fait beaucoup rire que nous l'appelions ainsi, et nous aussi, même si cela ne se fait pas au Gabon. Anicet est passionné et tout aussi passionnant à écouter lorsqu'il parle de la faune avoisinanteIl nous apprendra beaucoup et nous conseillera pour la suite de notre périple. On lui dira au revoir chez lui, avec sa famille, après avoir été invités à manger. Sa femme ne pouvait pas s’empêcher de rire, lorsqu'on appelait son mari par son nouveau surnom ! Nous avons tous les trois fortement apprécié Anicet, et nous garderons un super souvenir de lui.

 

 

  

vie sauvage
 
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Traquer les braconniers est une des missions des éco-gardes. Aurèl, Ronan et Ewen ont pu constater les saisies. 

Atelier dessins avec les enfants d'un village 

 


 

Après avoir surfé la difficile vague de Tarzoon, nous sommes épuisés. Le lendemain, comme annoncé, le swell est tombé. L'ANPN vient nous chercher en bateau sur la rive Nord de la lagune. Une fois posés à la caserne, au camp d'Iguéla, nous discutons avec les éco-gardes et leur chef Wyand. Le climat est très spécial au Gabon en raison des élections, et de la victoire d'Ali B qui n'est pas une surprise...La communication sur le territoire est coupée. Les éco-gardes sont comme tout le monde, sans nouvelles officielles, et encore moins de leurs familles.

 

Deux jours plus tard, reposés, nous allons nous balader dans le village. À notre arrivée, en pleine journée, nous ne voyons personne. Du moins, très peu d'adultes, mais quelques anciens. En avançant entre les cases, nous apercevons l'école primaire du village. Tout est grand ouvert, la porte principale donnant sur la cours. Tous les enfants sont ici et là, sans réellement de surveillance. Nous discutons avec une grand-mère, à qui nous demandons pourquoi les enfants ne sont pas à l'école. La réponse est malheureusement évidente. Les professeurs sont absents du fait que le pays tout entier soit en stand by à cause des éléctions...Rapidement,  des petits groupes d'enfants se forment et nous commençons à échanger avec eux. L'idée émerge naturellement de profiter de leur "temps libre" quelque peu forcé. Nous décidons, comme pour le trip aux iles Salomon, de prendre les planches, les Posca et de se lancer dans un atelier artistique sur les planches. Nous avons tous passé une excellente après-midi, et avons été félicités par les anciens du village, ravis de notre initiative.

 

Les Gabonais que nous avons rencontré ont tous été incroyables de gentillesse et d'hospitalité. Ils ont participé à rendre ce trip tout simplement incroyable. Merci à eux.

 

vie sauvage

 

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Écriture Aurèl Jacob. Photos Ronan Gladu.

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