Clovis Donizetti
Clovis Donizetti
Longboard traditionnel
Disciplines : Longboard traditionnel Spots préférés : Biarritz
Surfeur classique, tendance jazzy
Apôtre du mouvement rétro et figure emblématique de la Côte des Basques, le longboardeur biarrot voue un véritable culte au style traditionnel des années 60. Une partition baroque qu’il interprète avec un classicisme élégant, ponctué d’improvisations fulgurantes.

Qu’on le regarde bien. Il n’y aura bientôt plus de surfeurs dont l’esthétique exprime aussi exactement le caractère et l’âme. Clovis Donizetti, 31 ans, danse sur les vagues comme s’il interprétait un ballet mélancolique, porté par le mouvement constant du souvenir. Ses pas croisés de funambule, ses planches d’un autre âge, l’insolente facilité avec laquelle il demeure de longues secondes perché sur le nose de son longboard, comme en apesanteur, forment une somme d’éléments majestueux dont se dégagent une sensation de fugacité, de fatalité du temps qui passe. Le tableau éphémère créé par l’artiste-surfeur semble alors se figer sur une scène surgie du passé, qui convoque les fantômes de l’âge d’or de Malibu, des Beachboys de Waikiki et des pionniers du North Shore.
Clovis Donizetti - Portrait
Transparent
“L’arôme particulier du longboard, qui met la vague et le côté artistique du surf en valeur, s’est imposé à moi naturellement. J’ai eu très tôt envie de m’inscrire dans un cycle historique et culturel, de ‘marcher’ sur les traces des pionniers.”
Clovis Donizetti - Surf
“De nombreuses icônes internationales des années 60 et 70 figurent dans mon panthéon personnel : Phil Edwards, Billy Hamilton, Buzzy Trent, Butch Van Artsdalen, Conrad Canha, Mike Hynson, Gerry Lopez ou Barry Kanaiaupuni...” énumère Clovis. “Mais j’ai aussi et surtout été influencé par des figures charismatiques de la Côte de Basques : Florence Barland, François Lartigau, impérial sur ses planches Skip Frye, Jackie Rott, les frères Maurus ou Jeff Hakman, dont le drop knee au style inimitable, sur sa Takayama à trois lattes, m’a beaucoup inspiré... Avec le recul, et maintenant que ces illustres anciens ne surfent plus à la Côte, où l’ambiance a changé du tout au tout, je me dis que les années 90 étaient probablement les Sixties de ma génération !” analyse cet incurable nostalgique, qui revendique également l’influence des “fortes personnalités” du team Oxbow de cette époque : “FX Maurin, Nat Young et bien sûr Joel Tudor, un véritable magicien, à qui je dois ma vocation de longboardeur classique...”