Antoine Delpero
Antoine Delpero
Longboard • Stand-Up • Surf
Disciplines : Longboard • Stand-Up • Surf Spots préférés : Biarritz
LONGBOARD MAESTRO
Double champion du monde de longboard, Antoine Delpero brille depuis une décennie au firmament de sa discipline. Archétype du surfeur complet, inspiré et polyvalent, la pureté de son style et l’élégance de sa glisse s’expriment aussi bien en grande qu’en petite planche, en Alaia qu’en SUP, dans des vagues d’un mètre que lors de houles massives. Portrait d’un artiste en liberté.

La trajectoire est équilibrée, lumineuse, cadencée. Antoine Delpero s’abandonne totalement à la vague. Il accompagne sa force innocente et brutale de tout son corps, de toute son âme. Son surf semble se déployer comme une voile dans le vent. Tout en maîtrise et en élégance, l’art du longboarder français fait penser à la navigation harmonieuse d’un voilier qui met à la cape, règle sa vitesse, réduit le roulis. Les images aériennes de ce moment de grâce, capturées par un drone, transcendent ses inspirations et ses courbes raffinées, fulgurantes comme des haïkus. Elles révèlent un surf du eurêka, de la profondeur et de l’intuition. C’est du grand Delpero, du Delpero pur jus : intelligent, harmonieux, esthétique.
Antoine Delpero Portrait
“La plupart des gens ignorent qu’il y a des vagues en Méditerrannée, alors le destin d’un gamin de Marseille qui devient champion de surf à Biarritz est un bon scénario”
Antoine Delpero Grand
De cette vague parfaite, entrée dans la légende, et unanimement récompensée d’un 10/10 par les juges du World Longboard Championships 2014 à Hainan, en Chine, Antoine garde pourtant un goût amer d’inachevé. “Ça reste une des séries les plus frustrantes de ma vie…” confesse ce compétiteur-né, toujours en quête d’un premier sacre mondial chez les professionnels. “Scorer une telle vague, mais échouer à me qualifier pour les demi-finales, ça a été très dur moralement. Au-delà des notions subjectives de style et de radicalité, le triomphe ou l’échec en compétition dépendent parfois du facteur chance. C’est la grande loterie des vagues. Il faut apprendre à l’accepter”. Au sommet de son art, le rider marseillais de 31 ans refuse de voir sa personnalité disparaître derrière sa science du surf. Au contraire, elle en émerge. La compétition et les voyages l’exposent, lui, ses doutes, sa quête de la perfection, ses éclairs de génie, sa sensibilité qu’une technique épurée fait remonter à la surface de sa gestuelle. Une philosophie résumée dans le mantra qui guide sa vie : “Toujours rester fidèle à la notion de plaisir simple, enfantin, que procure le fait de glisser sur une vague...”